Dimanche, 05. Février 2012
  • Conditions d'utilisation
  • Sondage

Le site www.aqpla.com a été créé conformément aux standards web W3C. Le site est compatible avec les versions récentes des navigateurs Web. Si vous avez des difficultés à naviguer, consultez Conditions d'utilisation.

Lire la suite
Que pensez-vous de la pollution de l'air au Québec ?
 
Les causes
Index de l'article
Les causes
Les grands émetteurs
Tendances
Toutes les pages

Les grands secteurs

Les facteurs humains

L’énergie fossile.

La matière organique de la Terre a pris quelques centaines de millions d'années à se transformer en pétrole, en charbon ou en gaz. Depuis la révolution industrielle qui débuta autour de l'an 1750, nous avons développé des techniques d'extraction et de transformation de ces matières enfouies dans le sous-sol, parfois à d'importantes profondeurs. Ces technologies ont décuplé l'énergie disponible pour faire fonctionner un nombre grandissant de mécanismes (incluant le moteur à vapeur) dans les usines et dans le secteur des transports (aérien, terrestre et maritime).

La combustion massive et sans retenue des ces énergies fossiles fait en sorte qu'ils se retrouvent en grandes quantités dans l'air, dans un laps de temps trop court pour que la nature puisse les gérer.  Normalement, les matières organiques sont enfouies et suivent un cycle naturel de régulation des écosystèmes sur de longues périodes. Or, dans l'air une fois brûlés, ces combustibles ont l'effet d'une couverture chauffante qui conserve la chaleur à l'intérieur de l'atmosphère, provoquant de grands bouleversements dans le climat global de la Terre.

 

La révolution industrielle

Le 18e siècle a connu bien plus qu'une révolution industrielle avec ses inventions, son énergie fossile et sa productivité.  Il a également vu la population humaine se multiplier et son agriculture devenir de plus en plus performante et contrôlée. Ces trois facteurs, en plus de l'évolution des systèmes économiques, ont permis une explosion de développements et d'activités humaines. Malheureusement, nos aïeux n'ont pas tenu compte de la capacité des écosystèmes à supporter ce développement et n’ont pas mesuré les effets de la pollution de  l'air.

Depuis le début de l’ère industrielle, vers 1750, la concentration de CO2 (dioxide de carbone) dans l’atmosphère a augmenté de 35 %, celle du CH4 (méthane) de 148 %, et celle du N2O (oxyde nitreux) de 18 %. On comprend qu'il serait suicidaire de continuer à brûler des combustibles fossiles plutôt que de développer d'autres types d'énergies beaucoup moins polluantes.

Au Québec en 2007, l'Industrie était responsable de 32,4 % de la production de gaz à effet de serre (GES), une réduction de 6.3 % par rapport à 1990 pour ce secteur d’activité1. Cela démontre que des résultats sont atteignables lorsque les efforts des industries pour changer leurs procédés de production. Toutefois, l'augmentation de l'utilisation de solvants par l'industrie nuit considérablement aux efforts de diminution de GES. C'est là un secteur à verdir.

 

Les transports

L'efficacité des moteurs à combustion « de carburants fossiles » eût un succès tel, qu'on laissa de côté le développement des voitures électriques qui, déjà entre 1865 et 1881 prenaient leur essor. L'une d'entre elle roulait à plus de 105 km/h dès 1899 ! Toutefois, la production à la chaîne (Ford Modèle T) dès 1908, donna un avantage économique au moteur à essence qui lui, apparu en 1886.

Cent deux ans après le début de la production massive de véhicules à essence (1908-2010), plus de un milliard (1 222 260 000)2 de voitures légères et utilitaires ont joint le parc automobile du monde, sans compter les véhicules lourds, les avions et les navires. Ce chiffre ne tient toutefois pas compte du nombre de véhicules à être retirés de la route à la fin de leur vie utile.

Au Québec, le secteur des transports (maritimes, terrestres et aériens confondus) représente 40,7 % de la production de gaz à effet de serre (GES). Entre 1990 et 2007, notre production de CO2 par les transports a augmenté de 29,3 %3, une performance inacceptable compte tenu du fait que nos cibles pour le Protocole de Kyoto sont de -6 % par rapport à 1990.

Le Québec étant un producteur de train (Bombardier) et d'électricité propre (Hydro-Québec) et non de pétrole, il va de soit que l'avantage économique du Québec serait de se libérer de sa dépendance au pétrole et autres combustibles fossiles.

 

Le confort

La combustion des carburants fossiles fournit environ 80 % de l’énergie requise pour assurer le confort moderne que nous connaissons4 dans le monde. Que ce soit dans les demeures, les déplacements ou les avoirs, l'utilisation de combustibles fossiles est au coeur de nos vies. Pourtant, toutes les nations, y compris le Canada et les États-Unis, admettent que l'on doit réduire notre dépendance face aux énergies fossiles. D'une part à cause de sa rareté grandissante (pic pétrolier), mais aussi à cause des changements climatiques. Les nations doivent amorcer un virage vert en remplaçant les énergies fossiles par des énergies vertes, tout en conservant un niveau de confort le plus élevé possible.

Plusieurs nouvelles techniques de construction, technologies de transports, méthodes de fabrication ont été développées et démontrent que « penser autrement » donne des résultats étonnants et durables en termes de confort, d'économies et de respect des écosystèmes.

Au Québec, alors que le secteur résidentiel a diminué de 26,1 % sa part d'émissions de GES entre 1990 et 2007, les secteurs commercial et institutionnel ont augmenté les leurs de 53 % 5. Les commerces et institutions doivent rapidement prendre des mesures d'efficacité énergétique.

 

L'agriculture

La production agricole était responsable de 7,3 % des émissions de GES du Québec, en 2007. Elles proviennent surtout des lisiers et fumiers, des gaz des animaux, des tracteurs et autres machineries utilisées, ainsi que de certains engrais/pesticides. De nouvelles pratiques agricoles permettent de diminuer les GES, entre autres par l'alimentation adaptée des animaux (une meilleure digestion diminue leurs gaz) et la gestion des fumiers, pour en retirer des biogaz par exemple.

 

Les déchets

Au Québec, le secteur des déchets a su diminuer sa production de GES de 31,7 % entre 1990 et 2007. Les efforts déployés ont donc porté fruits.

Un déchet organique enfoui sous des débris, qui se décompose en absence d'oxygène, produit du méthane plutôt que du CO2. Or, ce méthane est un gaz à effet de serre 21 fois pire que le CO2. C'est pourquoi la prochaine étape de gestion des « déchets » est la collecte des matières organiques (restants de table, feuilles mortes, gazon, etc.). En compostant ces matières plutôt qu'en les enfouissant, nous réduiront de beaucoup notre production de GES tout en fabricant de la terre fertile. Certains déchets organiques serviront également à la production de biogaz.

 

La production d'électricité

L'électricité est le dernier secteur qui, dans la plupart des pays, est source de GES. Ici au Québec, grâce à notre hydroélectricité et à différentes mesures d'efficacité énergétique, ainsi que par la production d'énergie éolienne, nos émissions de GES ont diminué de 25,3 % dans ce secteur par rapport à 1990.

 

Les facteurs naturels


La perte de forêts

On dit que les arbres et les forêts sont les poumons de la Terre. Ils absorbent du CO2 et émettent de l'oxygène. De plus, ils régularisent le cycle de l'eau et leur ombre rafraîchit l'air. La déforestation ainsi que les feux de forêt ou les maladies ont pour effet de modifier la distribution et le cycle des précipitations. Une perte de couvert forestier d'origine naturelle contribue donc aussi  aux perturbations climatiques (augmentation des tempêtes, des sécheresses et des inondations). La perte nette de superficies boisées est tombée à 5,2 millions d'hectares par an de 2000 à 2010, contre 8,3 millions d'hectares par an dans les années 90. La superficie totale des forêts de la planète représente un peu plus de 4 milliards d'hectares, soit 31 pour cent de la surface émergée. La perte annuelle nette de forêts (c'est-à-dire lorsque la somme de toutes les pertes de forêts dépasse les gains) durant la décennie 2000-2010 correspond à un territoire plus ou moins équivalant au Costa Rica 6.

La fonte du pergélisol

L'augmentation des températures aux pôles a pour effet de faire fondre les sols qui sont gelés depuis au moins 2 ans et jusqu'à plusieurs milliers d'années. Gelés, ils empêchent toute activité biologique microscopique. Lorsque les sols dégèlent, la matière organique est disponible pour les bactéries qui, elles, s'en alimentent et se multiplient. C'est à ce moment là que les bactéries dégagent du méthane. Or, ce gaz est 21 fois plus « à effet de serre » que le CO2. Puisqu'il y a 4 millions de kilomètres carrés de sols gelés qui pourraient dégeler d'ici l'an 2100, il est impératif de prendre cette menace au sérieux et d'éviter un effet d'emballement.



 
Association Québécoise de
Lutte contre la Pollution Atmosphérique (AQLPA)
484 Route 277,
Saint-Léon-de-Standon (Québec), G0R 4L0
Information générale : (418) 642-1322
Mise à la ferraille: Sans frais : 1-888-819-7330
© 2009 Tous droits réservés.
Studio Alveding - www.alveding.info