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Lire la suite| Des citoyens vogueraient en haute mer pour protester contre les levées sismiques sur Old Harry |
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Saint-Léon-de-Standon, le 15 octobre 2010 - Une dizaine de citoyens des Îles de la Madeleine, du Nouveau-Brunswick, et de la Nouvelle Écosse ont voulu vogué en mer vendredi à destination de la faille Old Harry. Malheureusement, la température n'était pas de la parite. L’objectif: manifester leur désaccord, et celui de nombreux citoyens, face aux levées sismiques, au forage et à l’éventuelle exploration et exploitation d’hydrocarbures dans le Golfe Saint-Laurent. Un délégué de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) était parmi les délégués des groupes Attention FragÎles et Énergies Alternatives, instigateurs de l’initiative.
Par leur geste, ils souhaitent éviter que l’écosystème fragile du Golfe soit la proie d’éventuelles catastrophes comme celle qui s’est produite au Mexique. Ils veulent aussi que soient protégées adéquatement les espèces marines comme les cétacés qui réagissent mal à la pollution sonore générée par ces explosions.
«Au moment où le Québec doit se libérer des énergies fossiles pour se tourner vers des énergies renouvelables, le projet Old Harry est un non-sens complet. L’AQLPA est solidaire des citoyens mobilisés et c’est pourquoi je suis du ici», a dit Pierre Veronneau, de l’AQLPA. Bien que les catastrophes soient des phénomènes rares, les opposants rappellent que selon Nature Québec, 110 millions de litres de pétrole s’échappent chaque année des puits, des pipelines et autres infrastructures de l’industrie pétrolière américaine. Et que même si les boues de forage sont traitées, elles contiennent des métaux lourds et des hydrocarbures qui se déposent dans les fonds marins. Au chapitre de la qualité de l’air, ils rappellent que les torchères qui brûlent les surplus de gaz émettent dans l’air des hydrocarbures et des contaminants atmosphériques. Les résidents côtiers n’en veulent pas.
«L’AQLPA salue le courage et la détermination de ces groupes de citoyens qui luttent pour la protection de l’environnement et est heureuse de faire partie de l’équipage» a conclu André Bélisle, président de l’AQLPA.
Source: AQLPAInformations : André Bélisle, 418-386-6992 |

