Samedi, 18. Mai 2013
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Que pensez-vous de la pollution de l'air au Québec ?
 
Extraction du gaz de schiste dans la vallée du Saint - Laurent
photo Donald Gillilan

Les gaz de schiste au Québec

Boîte à outils et études scientifiques

 

 

L'ABC sur le gaz de schiste


Qu’est-ce que le gaz de schiste ?

Comme son nom l’indique, il s’agit de gaz emprisonné dans du schiste, roche sédimentaire déposée à l’origine sous forme d’argile et de limon. D’apparence semblable à celle de l’ardoise, le schiste est la roche sédimentaire la plus répandue sur la planète. Il est moins perméable que le béton, de sorte que le gaz naturel ne peut s’écouler facilement vers les puits. Les schistes sont une des sources de gaz naturel non conventionnel, qui incluent le méthane de houille et le gaz de réservoirs étanches. Dans le cas du gaz naturel classique (ou conventionnel), les molécules de méthane migrent de leur emplacement original jusqu’à un endroit où elles sont emprisonnées dans une roche hôte à de fortes concentrations. Un puit vertical est suffisant pour récupérer ces poches de gaz. Le gaz conventionnel est donc plus facile et moins coûteux à extraire.


Cependant, la production de ce type de gaz diminue. Afin de pallier à ce recul de production, l’industrie pétrolière et gazière se tourne vers des combustibles fossiles comme le gaz de schiste dont la production était auparavant jugée trop coûteuse et difficile. Comparé au gaz de type conventionnel, les sources de gaz non-conventionnel contenu dans le même volume est petit, le gaz étant dispersé sur des zones de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carré. Afin de rendre l’exploration du gaz de schiste plus rentable, les compagnies utilise des techniques de forage horizontal et de fracturation hydraulique qui sont reconnues pour être plus dommageables pour l’environnement et la santé humaine. Dans les faits, ce n’est pas tant le gaz qui est non conventionnel que les méthodes pour le récupérer (Lechtenbohmer et al, 2011).


Schéma montrant différentes sources de gaz naturel

On observe que le gaz de schiste est beaucoup plus profond dans les roches de très faible perméabilité et se disperse sur de grandes zones souterraines.

aqlpa

Source: site web U.S. Energy Information Administration



Qu’est-ce que la fracturation hydraulique?

La fracturation hydraulique est un processus dans lequel de l’eau, du sable et des produits chimiques sont injectés sous pression dans les roches afin de libérer le gaz emprisonné.

« Classiquement, deux techniques de forage sont utilisées : Le forage vertical, réalisé depuis la surface du sol et le forage horizontal, à partir d’un puits vertical et permettant d’opérer sur de grandes distances (1 à 3 km). Ces technologies de plus en plus perfectionnées, permettent d’atteindre des formations géologiques profondes (jusqu’à 4000 mètres de profondeur). À ces profondeurs, comme la perméabilité du schiste est très faible et ne peut permettre l’extraction du gaz inclus, il est obligatoire de fracturer la roche par des techniques chimiques très puissantes (eau, fluides spéciaux sous pression). La fracturation dite hydraulique se fait par injection d’eau (2 000 à 20 000m³ par cycle de fracturation) sous forte pression (plus de76 MPa) avec du sable fin et des produits chimiques qui empêchent les fractures de se refermer,»(picot, 2011)



Source: Picot,A. 2011


Les menaces environnementales et sanitaires

De nombreuses préoccupations sociales et environnementales sont au cœur du débat actuel sur les gaz de schiste au québec.


Pollution de l’air

L’extraction et l’exploitation des gaz de schiste est un combustible fossile qui contribue à la formation du smog,de la pollution de l’air et aux changements climatiques en émettant des composés organiques volatiles (COV). Les émissions contiennent du benzène et de l’hexane, deux produits qui peuvent causer le cancer et d’autres problèmes graves de santé. Le méthane fugitif lié à la production, au raffinage et aux transports est considéré comme un puissant gaz à effet de serre, 20 fois plus dommageable que le dioxide de carbone (CO2) (EPA, 2011).

Les émissions proviennent de plusieurs sources:

  • Émissions des camions et de l’équipement de forage (particules fines, SO2, NOX, NMVOC et CO);
  • Émissions du processus d’extraction et du transport ((particules fines, SO2, NOX, NMVOC et CO);
  • Émissions dues à l’évaporation des produits chimiques des bassins de rétention des eaux usées.
  • Émissions potentielles dues aux fuites et bris de puits (fluides de forage combinés aux particules provenant des sédiments.


Des fuites de méthane se sont déjà produites au Québec et demeure une grande source de préoccupation. L'image suivante illustre certaines sources de pollution par la fracturation hydraulique. Les parties hachurées montrent les sources de fuites possibles de produits chimiques et de gaz dans l'eau souterraine.



Source: site internet du film Gasland


En avril 2012, l’EPA (Environnemental Protection Agency), l’équivalent de notre ministère fédéral de l’Environnement, promulguait une série de normes pour réduire les emissions toxiques et de gaz à effet de serre de l’industrie pétrolières et des gaz de schiste. Selon l’EPA, utiliser des technologies et des pratiques de captage du gaz naturel pouvant s’échapper des puits pourrait réduire les émissions toxiques tout en s’avérant rentables. L’EPA mentionne que l’ensemble de ces normes sauvera entre 11 et 19 M$ pour l’industrie chaque année. Ces mesures visent aussi les contenants d’entreposage et autres équipements.


Suite à la publication du rapport Impact Impact Assessment of Natural Gas Production in the NYC Water Supply Watershed (8.91 MO) de décembre 2009, la Ville de New York a interdit tout forage dans un périmètre de 4000 km2 qui approvisionne son aqueduc municipal. Dans ce rapport, le service de l'environnement de la Ville de New York a projeté l'impact de l'exploitation gazière sur 20 ans. Le rapport est on ne peut plus clair : les impacts environnementaux sont énormes et désastreux. Il souligne notamment que chaque opération de fracturation, en plus d'utiliser des quantités astronomiques d'eau, utilise « de 80 à 330 tonnes de produits chimiques » souvent gardés secrets. « De ceux qui sont connus, plusieurs sont toxiques pour l'environnement et la santé humaine », note le rapport.


En savoir plus:


Produits chimiques toxiques :

Plus de 200 composés chimiques sont utilisés dans la fracturation hydraulique. Ces produits chimiques sont généralement très toxiques et peuvent nuire à l’homme et aux autres organismes vivants même à de faibles concentrations et en petites quantités. Une grande partie des produits utilisés lors de la fracturation hydraulique, soit entre 20 et 70%, restent dans le sol. Ces fluides se déplacent si lentement qu’il est prévu qu’ils resteront à des concentrations élevées pendant plusieurs centaines d'années. Une partie des fluides nécessaires à la fracturation remontent à la surface et sont généralement entreposés dans une fosse pour permettre leur évaporation. Malheureusement, cette évaporation de produits chimiques toxiques et volatiles génère une pollution de l’air. De plus, les risques de débordements et de fuites de ces fosses peuvent entraîner une contamination des sols et de l’eau.


En plus des produits toxiques, allergènes, mutagènes et cancérigènes contenus dans les fluides pour la fracturation, les processus de fracturation hydraulique libèrent des substances radioactives de sources naturelles. Ces substances remontent à la surface avec les fluides utilisées, pouvant contaminées les eaux de surface et les sols. Ces substances sont considérés comme une sérieuse menace pour les humains et l’ensemble de la biodiversité (Lechtenbohmer et al. 2011).


En savoir plus:


Eau

Rareté de l'eau:

Dans un processus de fracturation, de très grande quantité d'eau, soit entre 19 000 et 11 000 000 millions de gallons, sont utilisées. Cette grande soif de l’industrie gazière a évidemment des incidences sur les autres usages de l’eau dans les régions touchées. Quand on pense à la demande parfois déjà très grande en eau des secteurs de l’agriculture, domestiques ou industriels.


La contamination de l'eau :

La contamination des eaux souterraines fait partie des plus grandes craintes portées par les citoyens face à la fracturation hydraulique. L’eau peut être contaminée par plusieurs produits :

  • Produits toxiques provenant de la fracturation ;
  • Eaux usées pouvant contenir des métaux lourds comme l’arsenic et du mercure ou encore des particules radioactives ;
  • Méthane

La contamination peut se produire à plusieurs étapes:

  • Fuites des tuyaux ou des eaux usées entreposées ;
  • Fuites provenant d’accident dues à une cimentation inadéquate dans les puits ;
  • Fuites provenant d’un accident lors de la fracturation dans les puits ;
  • Fuites à travers la structure géologique (artificiel ou par les failles naturelles).
  • Accidents lors du transport.


En savoir plus:


La stabilité des sols

Des tremblements de terre peuvent être provoqués par les procédés de fracturation hydraulique ou par l’injection des eaux usées. Différents cas ont démontrés que la fracturation hydraulique peut causée de petits tremblements de terre de l’amplitude 1 à 3 sur l’échelle de Richter (Aduschkin 2000). Pour l’instant, selon une étude de l'USGS, les activités de l’industrie pétrolière et du gaz naturel pourraient avoir provoqué récemment une série de tremblements de terre sur un territoire couvrant l’Alabama jusqu’aux Rocheuses canadiennes ( RT news, 2012). De plus, les spécialistes notent que les petits tremblements de terre ont augmenté significativement en Arkansas, USA, un état où de nombreuses activités de forage ont eu lieu récemment. (AGS, 2011)(Lechtenbohmer et al. 2011).


Pour en savoir plus:

  • Étude sur les séismes causé par les activités de forage: Adushkin et al., Seismicity in the oil field, Institute of Geospheres, Russian Academy of Sciences, Moscou, Russie, 2000


La pollution sonore

Le bruit continu de la machinerie et des camions de transport est une source de stress de premier ordre pour les citoyens vivants à proximité des installations. Cette pollution peut aussi avoir des impacts sur la faune environnante.


Pollution lumineuse

Les puits sont coiffés de grandes flammes de feu qui produisent une lumière de grande intensité pouvant fortement incommodée les résidents vivants à proximité.



Les gaz de schiste au Québec


Les débuts de l’industrie du gaz de schiste au Québec

Vers la fin de 2007, la région des basses terres du Saint-Laurent a été le lieu d’une importante découverte de gaz naturel dans les schistes argileux de la formation géologique du Shale d’Utica, annoncée en avril 2008 par la compagnie Forest Oil. Cette entreprise avait alors signalé des débits de gaz naturel s’élevant à un million de pieds cubes par jour (Mpi3/j) à partir d’un forage vertical. Cette annonce a créé un réel intérêt pour l’exploration dans les basses terres du Saint-Laurent, de sorte que 28 puits au total ont été réalisés depuis 2007 dans le sud du Québec pour la recherche de gaz naturel dans les schistes, dont 11 puits horizontaux. Les puits se concentrent principalement dans la zone située entre la faille de Yamaska et la ligne de Logan.


Les inquiétudes de l'AQLPA

L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) s’inquiète grandement des impacts possibles et de l’insuffisance de l’encadrement réglementaire relatif à la prospection de gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent et sa possible mise en exploitation. Depuis 2007, le gouvernement du Québec a émis de nombreux permis de prospection de gaz de schiste couvrant la quasi-totalité des zones habitées de la vallée du Saint-Laurent. On s’attend à ce que, suite à cette prospection, des demandes de permis d’exploitation permanente soient prochainement logées. Une possibilité de 20 000 puits pourraient ainsi être forés d’ici l’an 2020. Est-ce ce que nous voulons?


L’extraction du gaz de schiste demande une utilisation massive d’eau et est susceptible de dégager des émanations atmosphériques toxiques et une contamination de la nappe phréatique et des sols. Ceci risque de compromettre le développement agricole dans la vallée du Saint-Laurent, tout en éloignant le gouvernement de ses objectifs de développement durable. L’AQLPA croit que la santé, la sécurité et la possibilité de vivre en toute quiétude doivent avoir priorité sur une production énergétique dont il n’est pas prouvé hors de tout doute qu’elle soit sécuritaire, ni qu’elle réponde à un besoin réel de la population du Québec.


C’est pourquoi, dès septembre 2009, l’AQLPA demandait pour la première fois un moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation au Québec.


En savoir plus:


Communiqués de l'AQLPA

Date Titre
31-10-2012 Gaz de schiste : un marché saturé et non rentable - L'AQLPA rappelle que les gazières demeurent responsables des fuites de leurs puits !
25-10-2012 Gaz de schiste : intérêts privés VS intérêt public et le Bien - Menaces, insultes et exagérations ne changent rien à la réalite, monsieur Bouchard!
12-10-2012 Menace pour le monde rural - les contrats liés au gaz de schiste peuvent devenir un cauchemar!
28-09-2012 3 ans après la demande d'un moratoire et d'un BAPE : Québec reconnaît enfin les dangers et l'absurdité d'exploiter les gaz de schiste!
22-09-2012 1ère Journée internationale contre la fracturation - Un moratoire doit inclure le pétrole et le gaz de schiste partout au Québec
21-09-2012 Gaz et pétrole de schiste : toujours trop de données inconnues sur les fluides de fracturation selon le CQDE et l'AQLPA
29-06-2012 Gaz de schiste : l'AQLPA annonce la Journée mondiale d'opposition à la fracturation le 22 septembre. Les très sérieux impacts environnementaux sont connus et cachés depuis longtemps par l'industrie.
22-06-2012 L'AQLPA appuie la société civile internationale qui s'oppose à la fracturation hydraulique (Rio+20)
29-05-2012 Rapport décevant de l'Agence internationale de l'énergie sur les gaz de schiste - L'AQLPA rappelle que le Québec est aussi une société distincte en énergie
26-04-2012 Réaction de l'AQLPA sur les investissements du Québec dans les gaz de schistes
17-04-2012 L'AQLPA se réjouit du dépôt de 30 000 lettres de citoyens interdisant aux gazières l'accès à leur propriété
3-04-2o12 L'AQLPA, déçue du plan final de réalisation de l'évaluation stratégique sur le gaz de schiste
28-02-2012 Un an après le dépôt du rapport du BAPE sur les gaz de schiste: Le comité de l'ÉES doit travailler avec les groupes terrain!
9-02-2012 Gaz de schiste : Une nouvelle étude conclut que les fuites de méthane sont bien pires que prévu
30-01-2012 600 puits - Un an plus tard, l'AQLPA attend toujours...
22-01-2012 Gaz de schiste : étude américaine sur la mort d'animaux de ferme et de compagnie
10-01-2012 Textes et audio de la conférence avec la Dre Theo Colborn, Kim Cornelissen (AQLPA) et John Jackson (Great Lakes United) - 10janvier 2012 - EN ANGLAIS.
12-12-2011 Réaction des citoyens face à l'ÉES - Le Regroupement Interrégional sur le Gaz de Schiste de la Vallée du Saint-Laurent (RIGSVSL) réagit au Plan de réalisation de l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur le gaz de schiste. (Lettre écrite par le RIGSVSL)
9-12-2011 Focus sur les émissions de méthane induites par la fracturation hydraulique (Gaz de schiste). Conférence de presse lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à Durban (COP17).
28-10-2011 L'ÉES vise la mauvaise cible. C'est la pertinence et l'alternative au gaz de schiste qu'il faut d'abord étudier !
27-10-2011 Il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour les gaz de schiste ! Une délégation de citoyens des Comités de vigilance sur les gaz de schiste de la Vallée du St-Laurent, aux bureaux de Talisman Energy
24-10-2011 GAZ DE SCHISTE : Rien n'est réglé! (À l'occasion de la rencontre annuelle de l'Association pétrolière et gazière du Québec, APGQ)
18-10-2011 Les développements récents confirment l'importance de prioriser le biométhane comme biocarburant
17-10-2011 Compte-rendu sur le voyage du groupe de citoyens au pays des gaz de schiste en Pennsylvanie (Source : Comité interrégional du gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent)
01-10-2011 Lettre ouverte - Gaz de schiste : la proposition Bouchard, une opération de sauvetage sous le signe de la complaisance. Pierre Brazeau, coordonnateur du Regroupement Interrégional des citoyens de la Vallée du St-Laurent-Ouest, citoyen de Mont-Saint-Hilaire.
28-09-2011 Il y a deux ans aujourd'hui, l'AQLPA demandait un moratoire sur les gaz de schiste

 

L’opposition citoyenne se forme

L'opposition a commencé en 2009 après que les citoyens aient découvert l'existence de cet industrie au Québec. Depuis, beaucoup de groupes locaux se sont formés (plus de 50), appuyés par de nombreux groupes environnementaux.

À chaque semaine, depuis l’automne 2010, des comités citoyens se forment dans les villages du Québec. En décembre 2011, on en comptait déjà plus de 65. Les comités ont continuellement besoin de nouveaux membres et de leur implication, aussi petite soit-elle. Impliquez-vous !


Pour en savoir plus:


Liste des comités (avril 2012)

La liste qui suit pourra vous aider à retracer certains comités locaux de gaz de schiste ainsi que quelques liens directs vers les personnes-ressources actives dans les régions. Les informations proviennent du site http://regroupementgazdeschiste.com/ visitez le site internet pour plus d'information sur les groupes locaux et le gaz de schiste.


ville_regroupement

   

site_web_regroupement

Beauce-Etchemin

   

http://public.sogetel.net/gazdeschistebeauceetchemin/

Beauce-Etchemin

   

http://fqer.org

Lotbinière-Bécancour

   

http://comitevigilance.boutick.com

Mont-Saint-Hilaire

   

http://soufflecourt.org/Patrimoine/

Otterburn Park

   

http://www.otterburnschiste.blogspot.com/

Richelieu

   

http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

Saint-Basile-le-Grand

   

http://www.apes-saint-basile.qc.ca/

Saint-Hyacinthe

   

http://www.cccpem.com

Saint-Marc-sur-Richelieu

   

http://mobilisationgazdeschiste.blogspot.com/

Val-Alain

   

http://www.nongazdeschiste.org

Verchères

   

http://www.facebook.com/pages/Gaz-de-Schiste-Verch%C3%A8res/140018569397896

Victoriaville

   

http://www.facebook.com/nongazschistevicto



Regroupement mobilisation gaz de schiste

Porte-parole

serge.fortier@regroupementgazdeschiste.com

Membres de la région est.

 

Coordonnateurs Interrégional

pierre.bluteau@regroupementgazdeschiste.com

Coordonnatrice régionale

anita.rodrigue@regroupementgazdeschiste.com

Représentante des comités

mylene.bolduc@regroupementgazdeschiste.com

Membres de la région nord.

 

Coordonnateurs Interrégional

marc.brullemans@regroupementgazdeschiste.com

Coordonnateur régional

joyce.renaud@regroupementgazdeschiste.com

Représentant des comités

gaetan.lebel@regroupementgazdeschiste.com

Membres de la région ouest.

 

Coordonnateurs Interrégional

pierre.brazeau@regroupementgazdeschiste.com

Coordonnateur régional

albert.geuzaine@regroupementgazdeschiste.com

Représentante des comités

danielle.lavoie@regroupementgazdeschiste.com

Personnes ressources.

 

Webmestre

louys-patrice.bessette@regroupementgazdeschiste.com

Finances (Notaire)

sonia.sarasin@regroupementgazdeschiste.com


Coordonnées des responsables

   

Région est

 

Beauce-Etchemin

beauce-etchemin@regroupementgazdeschiste.com

Bécancour

becancour@regroupementgazdeschiste.com

Deschaillons

deschaillons@regroupementgazdeschiste.com

Drummondville

drummondville@regroupementgazdeschiste.com

Durham-Sud

durhamsud@regroupementgazdeschiste.com

Joly

joly@regroupementgazdeschiste.com

L'Avenir

lavenir@regroupementgazdeschiste.com

Leclercville

leclercville@regroupementgazdeschiste.com

Lemieux

lemieux@regroupementgazdeschiste.com

Lotbinère-Bécancour

lotbiniere-becancour@regroupementgazdeschiste.com

Manseau

manseau@regroupementgazdeschiste.com

Nicolet

nicolet@regroupementgazdeschiste.com

Notre-Dame-du-bon-Conseil

notre-dame-du-bon-conseil@regroupementgazdeschiste.com

Parisville

parisville@regroupementgazdeschiste.com

Pintendre

gare-au-gazoduc@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Bonaventure

st-bonaventure@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Célestin

st-celestin@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Edmond-de-Grantham

st-edmond-de-grantham@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Édouard-de-Lotbinière

st-edouard-de-lotbiniere@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Félix-de-Kingsey

st-felix-de-kingsey@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Guillaume

st-guillaume@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Léonard-d'Aston

st-leonard-daston@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Louis-de-Blandford

st-louis-de-blandford@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Pie-de-Guire

st-pie-de-guire@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Pierre-les-Becquets

st-pierre-les-becquets@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Sylvère

st-sylvere@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Agathe-de-Lotbinière

ste-agathe-de-lotbiniere@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Eulalie

ste-eulalie@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Marie-de-Blandford

ste-marie-de-blandford@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Sophie-de-Lévrard

ste-sophie-de-levrard@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Cécile-de-Lévrard

ste-cecile-de-levrard@regroupementgazdeschiste.com

Val-Alain

val-alain@regroupementgazdeschiste.com

Victoriaville

victoriaville@regroupementgazdeschiste.com

Villeroy

villeroy@regroupementgazdeschiste.com

Wickham

wickham@regroupementgazdeschiste.com

Région nord

 

Batiscan

batiscan@regroupementgazdeschiste.com

Champlain

champlain@regroupementgazdeschiste.com

Lanaudière

lanaudiere@regroupementgazdeschiste.com

Québec

quebec@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Maurice

st-maurice@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Narcisse

 

Saint-Stanislas

st-stanislas@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Anne-de-la-Pérade

ste-anne-de-la-perade@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Geneviève-de-Batiscan

ste-genevieve-de-batiscan@regroupementgazdeschiste.com

Trois-Rivières

trois-rivieres@regroupementgazdeschiste.com

Yamachiche

 

Région ouest

 

Beloeil

beloeil@regroupementgazdeschiste.com

Calixa-Lavallée

calixa-lavallee@regroupementgazdeschiste.com

La Présentation

lapresentation@regroupementgazdeschiste.com

Mont-Saint-Hilaire

mont-st-hilaire@regroupementgazdeschiste.com

Montréal

montreal@regroupementgazdeschiste.com

Otterburn Park

otterburn-park@regroupementgazdeschiste.com

Richelieu

amis-du-richelieu@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Antoine

st-antoine@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Basile-le-Grand

st-basile-le-grand@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Denis-sur-Richelieu

st-denis@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Hyacinthe

cccpem@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville

st-jean-baptiste-de-rouville@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Judes

st-judes@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Julie

ste-julie@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Liboire

st-liboire@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Marc-sur-Richelieu

st-marc@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Mathias

st-mathias@regroupementgazdeschiste.com

Saint-Ours

st-ours@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Cécile-de-Milton

ste-cecile-de-milton@regroupementgazdeschiste.com

Sainte-Christine

ste-christine@regroupementgazdeschiste.com

Région du Suroît Châteauguay, Dewittville, Dundee, Elgin, Godmanchester, Havelock, Hemingford, Hinchinbrooke, Howick, Huntingdon, Mercier, Ormstown, Saint-Anicet, Saint-Chrysostome, Sainte-Barbe, Très-Saint-Sacrement

suroit@regroupementgazdeschiste.com

Verchères

vercheres@regroupementgazdeschiste.com


Demande d’un moratoire et d’une étude menée par le BAPE

L’AQLPA a été le premier organisme à demander au gouvernement du Québec d’imposer un moratoire sur toute exploration et exploitation du gaz de schiste tant que son innocuité n’aura été démontrée. Après une mobilisation populaire impressionnante et plusieurs pressions publiques (dans les médias, tribunes, manifestations locales, pétition, etc.), le Ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP) a finalement annoncé, en septembre 2010, que des audiences seraient tenues en novembre 2010. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se voyait alors confié le mandat d’enquêter sur le « développement durable de l’industrie du gaz de schiste ».


Mémoire de l'AQLPA et de Stratégies Énergétiques au BAPE

Puis l’organisme Maître chez nous 21e siècle a publié un Rapport parallèle d’audience avant même que le BAPE dépose son rapport. Ce rapport parallèle a été le fruit d’une révision de tous les mémoires déposés au BAPE.


En février 2011, le BAPE dépose finalement son rapport Il propose entre autres la formation d’un comité dont le mandat sera de mener une Évaluation environnementale stratégique (ÉES) pendant 18 à 30 mois. Simultanément, le gouvernement annonce que les nouveaux forages ne seront autorisés que pour les besoins de développement de connaissances scientifiques de l’évaluation environnementale stratégique.


Selon l’AQLPA, l’industrie n’avait pas besoin de forer davantage, car l’obtention de données est possible aux Etats-Unis. Même Michael Binnion, président de Questerre a lui-même affirmé à ses actionnaires qu’« On n'en apprendra pas plus que ce qu'on a appris en forant 40 000 puits ailleurs en Amérique » selon Le Devoir (65 KO). L’AQLPA demande donc un moratoire complet.


Le Comité de l’Évaluation environnementale stratégique (ÉES)

Le 5 mai 2011, le gouvernement adopte des mesures transitoires et, le 12 mai 2011, il présente les membres du comité de l’ÉES. Or, dans les deux cas, l’AQLPA et les nombreux observateurs de la société civile dans le dossier ne sont pas satisfaits des mesures imposées qui laissent place au forage et déplorent que les deux personnes nommées comme représentantes de la société civile ne soient pas du tout en contact avec les citoyens et que l’industrie soit représentée par deux personnes. Ce qui a donné lieu à la manifestation du 18 juin 2011 « Nous ne nous laisserons pas forer » à Montréal où 10 000 personnes sont venues exiger un moratoire complet, une ÉES transparente et publique, ainsi que la nomination de deux vrais représentants des citoyens sur le comité de l’ÉES.


Le 18 juin 2011, l’AQLPA et une soixantaine de partenaires organisent une manifestation pour dénoncer la composition du comité d’Évaluation environnementale stratégique sur l’industrie du gaz de schiste et pour demander l’arrêt de toute fracturation. Cette manifestation est le point culminant d’une marche entreprise par le groupe « Moratoire d’une génération » parti de Rimouski à la mi-mai pour rejoindre Montréal, avec des arrêts dans des villes et villages. Environ 10 000 personnes répondent à l’appel le samedi 18 juin 2011 dans les rues de Montréal.


Le 28 juin 2011, le président et chef de la direction de Junex, Jean-Yves Lavoie, nommé sur le comité de l'ÉES, démissionne, considérant qu'il est en conflit d'intérêt. Ce qui laisse une place libre pour un(e) représentant de la société civile.


Le 10 août 2011, le ministre Arcand nomme M. François Tanguay en tant que représentant du milieu environnemental. La réaction de l'AQLPA ne saurait tarder puisque bon nombre de groupes environnementaux ne reconnaissent pas la légitimité de Monsieur Tanguay pour les représenter.


Un an après le rapport du BAPE-Commentaires sur l’ÉES

Le mardi 28 février, 2012 - un an après le rapport du BAPE, sans nouvelles du comité de l'ÉES depuis la fin des consultations sur le plan de réalisation de l'ÉES (18 janvier 2012), l'AQLPA et ses partenaires organisent une conférence presse pour faire le bilan des travaux et publier les documents déposés au Comité ÉES mais que ce dernier n'a pas encore publié jusqu'à ce jour;



L'AQLPA propose ces outils pour mieux comprendre les commentaires sur le plan d'action de l'ÉES:

FRANÇAIS :


ENGLISH :


Avenir de l'énergie au Québec sans le gaz de schiste- autres solutions

Le Québec a un bon potentiel pour les énergies renouvelables qui peuvent parfaitement répondre à la demande énergétique de la province.


En savoir plus



Boîte à outils et études scientifiques


Internet

Gasland – le film

aqlpaUn documentaire choc a été réalisé aux États-Unis en 2010.

Pour visiter le site Internet du documentaire Gasland, cliquez ici.


Quiconque souhaite organiser une projection publique dans sa communauté et/ou réseau peut contacter le distributeur institutionnel au Québec:

Criterion Pictures /1-800-361-2788 / tony@criterionpic.com

Diffusions commerciales Métropole Films: http://www.metropolefilms.com/

Le documentaire Gasland est également disponible dans la plupart des clubs vidéo.

 

Depuis sa sortie, l’industrie a tenté, sans succès de discréditer le documentaire :

A Fracking War: Industry Tries - and Fails - to Debunk "Gasland" Film - truth-out.org, 22 July 2010


La chaîne PBS a réalisé un reportage sur l’exploration gazière aux États-Unis. Pour le visionner, cliquez ici.


Études économiques

Études techniques

Études environnementales

 

Études des effets sur la santé


Projets gaziers et pétroliers dans le Fleuve

 
Association Québécoise de
Lutte contre la Pollution Atmosphérique (AQLPA)
484 Route 277,
Saint-Léon-de-Standon (Québec), G0R 4L0
Information générale : (418) 642-1322
Mise à la ferraille: Sans frais : 1-888-819-7330
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