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Santé
Mercredi, 08 Juillet 2009 11:05
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Smog

Le smog est un véritable problème de santé publique. Le smog, c'est cette soupe chimique jaunâtre qui se promène au dessus des villes en été, particulièrement par temps ensoleillé et peu venteux.

Le smog est un mélange de polluants (gaz et particules) dans l'atmosphère, et un de ses principaux éléments est l'ozone (O3). L'ozone au sol, ou troposphérique, est un polluant secondaire qui est formé suite à des réactions chimiques impliquant des oxydes d'azote (NOx) et des composés organiques volatils (COV) sous l'effet du rayonnement solaire. Le secteur du transport est la principale source des NOx et une source importante des COV. Il est donc évident que la diminution des polluants émis par le transport aura un effet bénéfique sur les concentrations de l'ozone dans l'air.

Plusieurs études scientifiques menées au cours des dernières années ont tenté d'estimer dans quelle mesure la pollution atmosphérique peut causer ou exacerber des maladies respiratoires et cardiovasculaires. Par exemple, des études effectuées au Québec ont rapporté une augmentation de maladies respiratoires et de décès par maladie respiratoire en lien avec une augmentation des particules respirables dans l'air extérieur. Des effets semblables sont observés en association avec une augmentation de l'ozone également, mais il demeure difficile de quantifier le nombre précis de décès supplémentaires en lien avec ces polluants.

Des études publiées en 2002 ont ajouté à nos connaissances sur les effets néfastes de la pollution. Voici les grandes lignes de trois études parmi celles-ci :

  • Une étude publiée aux États-Unis suggère que les enfants qui vivent dans des communautés où les niveaux d'ozone sont élevés et qui font plusieurs activités sportives à l'extérieur sont plus à risque de développer de l'asthme que des enfants aussi actifs vivant dans des communautés où ce polluant est moins présent.
  • Une étude de l'Association médicale américaine révèle que lorsque l'exposition aux particules fines augmente, la mortalité par maladies cardio-pulmonaires et par cancer pulmonaire augmente également. Par exemple, chaque augmentation de 10µg/3 de particules fines dans l'air extérieur est associée avec une augmentation de risque de 8% de mourir d'un cancer pulmonaire.
  • Une étude expérimentale réalisée à Toronto démontre que certains vaisseaux sanguins se resserrent lorsque les gens sont exposés à une combinaison de particules fines et d'ozone en laboratoire. Une telle réaction physiologique pourrait expliquer pourquoi une exposition à la pollution atmosphérique rendrait les personnes souffrant déjà de problèmes cardiovasculaires plus vulnérables au déclenchement de problèmes cardiaques aigus (ex. crise cardiaque).

La concentration d'ozone, constituant important du smog, est à la hausse à depuis le début des années 1990 à Montréal. En diminuant l'émission des précurseurs d'ozone, «Faites de l'air!», le programme de mise à la ferraille sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, contribuera donc à la réduction des épisodes de smog.
Le contenu de la section SMOG et Santé a été élaboré en collaboration avec la Direction de la santé publique de Montréal-Centre.



 
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Lutte contre la Pollution Atmosphérique (AQLPA)
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Saint-Léon-de-Standon (Québec), G0R 4L0
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Mise à la ferraille: Sans frais : 1-888-819-7330
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