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Lire la suite| Système de plafond et d’échange des droits d’émissions : le Québec doit aller de l’avant |
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Saint-Léon-de-Standon, 21 septembre 2011 – L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) dévoile aujourd’hui son mémoire déposé dans le cadre des consultations du gouvernement du Québec sur le Projet de règlement concernant le système de plafonnement et d’échange des droits d’émission (PEDE) de gaz à effet de serre (GES). Après l’analyse de la règlementation proposée, l’ALQPA considère que le gouvernement du Québec est sur la bonne voie avec son intention de mettre en place une politique globale de tarification du carbone qui offre des possibilités de réduction efficientes. L’AQLPA profite donc de l’occasion pour féliciter le gouvernement du Québec qui malgré les obstacles et les pressions, a jusqu’à maintenant maintenu le cap et sera prêt à mettre en application le règlement dès le 1er janvier 2012.
Au delà de son appui au PEDE, l’AQLPA formule des considérations quant au déploiement du système proposé de manière à ce qu’il permette d’atteindre et d’aller au delà des objectifs de réduction des GES pour 2020 tout en préservant l’intégrité environnementale de ce système. Pour Patrick Bonin, directeur climat-énergie de l’AQLPA, « le Québec doit concrétiser ses belles intentions en matière de lutte aux changements climatiques en allant de l’avant avec son projet de règlement tout en éliminant quelques failles ». Pour l’AQLPA, le Québec doit donc :
10. prévoir la possibilité d’aller au delà des actuels objectifs de réduction d’émissions du Québec pour 2020 de manière à aider la communauté internationale à éviter des changements climatiques catastrophiques;
André Bélisle, président de l’AQLPA, rappelle que « l’objectif de réduction des GES du gouvernement du Québec (-20% en 2020 par rapport à 1990) est ambitieux comparativement aux autres législations nord-américaines, mais il reste en deçà des niveaux recommandés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le principal organisme mondial voué à la science du climat ». En effet, le GIEC a déterminé que les pays industrialisés doivent, pour faire leur juste part, réduire leurs émissions combinées de 25 à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020. Pour l’AQLPA, le gouvernement doit déjà prévoir la possibilité d’aller au delà de son objectif de réduction d’émissions pour 2020 de manière à aider la communauté internationale à éviter des changements climatiques catastrophiques[1].
Le mémoire de l’AQLPA peut être consulté au :
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Renseignements André Bélisle 418-386-6992 Patrick Bonin 514-594-1221
[1] « Selon les Accords de Cancun, les pays développés doivent s’entendre à Durban (COP17-CMP7) pour que leur cible de réduction permette que leurs émissions soient en moyenne entre 25 et 40% sous le niveau de 1990 d’ici 2020. Ils devront également s’entendre pour augmenter ce niveau d’ambition à plus de 40% d’ici COP18/CMP8. Ceci représente leur juste part pour maintenir l’augmentation de la température à moins de 2°C et conserver la possibilité de limiter l’augmentation sous 1.5°C. » Traduction libre tirée de : Réseau action climat international (2011), Durban expectations - necessary, ambitious and achievable steps for COP17/CMP7, p.2 Consulté en ligne le 2011-09-04 : http://climatenetwork.org/sites/default/files/CAN_durban_expectations_september2011_web.pdf |
